L’écologie serait-elle synonyme de liberticide ?

La transition écologique ralentit de plus en plus alors que l’heure devient critique. Ce ralentissement s’explique par le système social et économique actuel. Devenir écoresponsable reviendrait-il donc à supprimer son bien-être ?

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Limiter l’impact environnemental

Réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, détérioration de la qualité des sols, pollution de l’air sont entre autres les sources de menace de l’écosystème. Évidemment, l’impact d’un désastre environnemental touche notre quotidien. D’un point de vue scientifique, la survie des sociétés humaines ne peut se concevoir sans un climat stable. Il est donc primordial d’agir afin de lutter contre la crise écologique. Cependant, entreprendre une action concrète, quelle qu’elle soit, veut dire : limiter les activités quotidiennes.

Les mesures à adopter tendent à être difficiles

Pour limiter l’impact environnemental, il faut en premier lieu réduire les activités polluantes, en l’occurrence : l’usage de voitures thermiques, l’utilisation d’énergies fossiles et l’artificialisation des milieux. Les mesures à entreprendre : adoption d’énergie verte, abandon du charbon, usage de ressources renouvelables… sont faciles à coucher sur papier. Cependant, leur concrétisation reste complexe. Les énergies renouvelables souffrent d’un vice majeur : une intermittence, rendant leur usage difficile dans la vie courante. L’agriculture écologique, malgré son appellation très prometteuse, est souvent plus polluante que l’agriculture conventionnelle. Bien qu’écoresponsable, la voiture électrique est moins autonome que la voiture thermique. Ces phénomènes amènent certains à dire que les solutions écologiques semblent poser davantage de problèmes.

L’écologie, c’est la privation

Malgré l’évolution technologique, il est encore difficile de trouver une solution permanente pour réduire l’impact carbone tout en maintenant la qualité de vie. Dans un souci écologique, réduire notre liberté est donc fondamental. Cette limitation peut se traduire par moins de déplacement en voiture thermique, moins de voyage en avion, bannir les produits polluants du régime alimentaire comme les produits laitiers, de nombreuses viandes et certains végétaux.

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La liberté individuelle et les enjeux écologiques

Pour les simples citoyens, les progrès technologiques n’impactent en rien leur mode de vie actuel. En effet, les nouveaux moyens de stockage d’électricité, l’agroécologie, l’écoconception et les énergies renouvelables n’ont présenté aucun impact significatif dans leurs qualités de vie. Au contraire, certaines mesures provoquent des effets rebonds. C’est le cas de l’efficacité énergétique qui réduit le coût de l’énergie, amenant ainsi le consommateur à être plus énergivore.

Par ailleurs, le secteur de l’automobile constitue la principale source de pollution en France. Pour réduire le taux d’émissions de CO2, chaque citoyen devrait se résoudre à utiliser un mode de déplacement doux. Cependant, l’ensemble du système économique les oblige à faire usage d’une voiture thermique pour leur déplacement. De manière générale, c’est la conception du système économique et social qui pousse chaque individu à choisir un mode de vie polluant.

De plus, adopter une attitude plus écoresponsable revient à sacrifier le confort, les habitudes et les envies. C’est justement le cas de la voiture électrique. Certes, cette solution est accessible à de nombreuses bourses et s’avère moins polluante. Cependant, l’usager devra trouver une alternative pour se déplacer à l’autre bout du département ou pour partir en vacances.

Concilier écologie et liberté

L’écologie synonyme de liberticide constitue le principal obstacle à une véritable transition écologique. Malgré les quelques interventions étatiques (bonus et malus écologique, subvention du gouvernement, taxe…), la situation n’avance guère. En effet, il est difficile pour un citoyen lambda d’adopter une attitude durable quand son entourage l’encourage à faire le contraire. De plus, supprimer le confort pour une cause « vague » et distante semble difficile.

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Imposer une « dictature écologique » est une solution dangereuse. Les écologistes proposent ainsi la mise en place d’une politique juste qui vise le système, en l’occurrence les entreprises. Là encore, la concrétisation est complexe, car taxer les cargos, les transactions financières, le carbone peut provoquer une hausse significative des produits. La meilleure solution serait donc une prise de conscience individuelle et des mesures collectives pour concilier l’écologie et la liberté.