Les conséquences directes de la crise climatique en France illustrées dans une série de cartes

Les îles du Pacifique ne seront pas les seules à s’inquiéter de la montée des eaux et du choc climatique. L’Agence européenne de l’environnement a prévu une suite de désastres écologiques de grande ampleur à travers des cartes.

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6 cartes de l’Agence européenne de l’Environnement

L’Agence européenne de l’Environnement a publié lundi 10 février 6 cartes illustrant une série de catastrophes écologiques. Ces cataclysmes s’abattront sur la France en l’absence de mesures concrètes. La cartographie démontre avec éloquence les impacts de la crise climatique sur le territoire d’ici la fin du siècle. Les illustrations renforcent la nécessité d’une politique environnementale stricte et d’un appel à l’action de la part des pouvoirs publics.

Accroissement du niveau de la mer

Si la hausse de la température poursuit son tracé et dépasse le seuil des 2 degrés, une forte montée des eaux est à craindre. En effet, les cartes européennes se réfèrent aux données scientifiques internationales. Les informations proviennent du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et de l’Administration océanique et atmosphérique nationale des États-Unis. Les cartes prévoient 2 cas de figure. La première fait état d’une hausse de 4 °C de la température d’ici la fin du siècle. Le phénomène provoquerait une montée significative du niveau de la mer de 40 cm à 1 m sur les côtes européennes. Néanmoins, les parties nord de la mer Baltique et les côtes atlantiques pourraient être épargnées.

La seconde se base sur un scénario plus optimiste. Si les pays parviennent à atteindre les objectifs climatiques et respectent les engagements de l’Accord de Paris sur le climat, l’accroissement de la température se limitera à 2 °C. Dans ce cas, les conséquences moins désastreuses impliqueront une hausse du niveau de la mer entre 20 à 40 cm.

Une fréquence des inondations

La montée des eaux s’accompagnera d’une série d’inondations d’ici 2100. Le scénario a été constaté par l’Agence européenne de l’Environnement. D’après les estimations, les déluges qui n’arrivent qu’une fois tous les 100 ans à Brest se déclencheront 1 à 2 fois par an d’ici la fin du siècle. À Dieppe, les fréquences seront comprises entre 2 à 5 fois dans l’année. Ces chiffres restent encore cléments, car dans le pire des cas, Nantes, Dieppe et Bayonne subiront plus de 5 inondations par an.

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Les cartes de l’Agence européenne de l’Environnement dévoilent les zones côtières à risque :

  • La côte des Hauts-de-France et particulièrement
  • La côte de Calais à Dunkerque
  • La façade atlantique de Saint-Nazaire à Arcachon
  • La côte méditerranéenne de Perpignan à Fos-sur-Mer

L’arrière-pays dunkerquois s’expose à un danger plus important, car ses activités pourraient être menacées par une simple montée des eaux à un mètre. Le Président de la Commission environnement du Parlement européen semble plus pessimiste. Il prévoit plusieurs épisodes de déluges dans :

  • Le port du Havre
  • Le chantier naval de Saint-Nazaire
  • Des parties de l’île d’Oléron
  • Le Languedoc-Roussillon
  • L’entrée du Tunnel sous la Manche

En raison de leur situation alarmante, ces territoires ne pourront plus exercer des activités économiques ni même être habités.

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Un risque plus élevé de feux de forêt

Les cartes prévoient un risque élevé de feux de forêt sur la moitié sud de la France et de la côte atlantique. Le danger imminent s’élèverait entre 20 à 30 %, à supposer que les températures ne croissent que de 2 °C. Si le réchauffement climatique atteint 4 °C de plus, les risques augmenteraient de 40 % et toucheraient la majeure partie de la France, d’après les scénarios de l’Agence européenne de l’Environnement. Ces plans renforcent la nécessité de mettre en place des plans d’urbanisme et l’arrêt de construction dans les zones touchées par le réchauffement climatique.