Les conséquences écologiques de la grève en continu dans les transports

La grève contre la réforme des retraites a battu un record. Plusieurs actions locales ont été prévues, en l’occurrence, un blocage des entreprises de transport, un rassemblement devant la raffinerie et un appel à la grève de la CGT pendant 3 jours. Quelques manifestants se sont mobilisés à Paris, devant le siège de la République en marche. Ils ont cependant été repoussés vers l’avenue de l’Opéra par les forces de police. Outre les impacts politiques et sociaux, cette grève sans fin a engendré plusieurs conséquences écologiques non négligeables. Voici tout ce qu’il faut retenir de la grève contre la réforme des retraites sur l’environnement en France.

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Record d’une grève en continu dans les transports

La grève contre la réforme des retraites enregistre sa 29ème journée. C’est un record pour un blocage des transports depuis 30 ans. Ce blocage résulte d’un dialogue de sourds entre le gouvernement et les syndicats. Une petite trêve s’est pointée durant les périodes de fêtes de fin d’année. Cette pause s’est manifestée par une légère amélioration des moyens de transport. Durant le week-end, la SNCF a souhaité faire circuler 2 TGV sur 3. Une journée inter-professionnelle d’actions se tiendra le 09 janvier 2019. Avant cette date, la grève continuera sur sa lancée le lundi 06 janvier. Pour renforcer le mouvement, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez appelle tous les Français à la mobilisation et à la grève.

Un record de bouchons en Ile-de-France

Cette grève incessante a largement impacté sur l’écologie. À cause de l’immobilité des moyens de transport, les ménages ont été obligés d’utiliser leur propre voiture pour se rendre au travail. Cette contrainte a endommagé l’état des routes. Un record d’embouteillage a été constaté en Ile-de-France. Les bouchons ont atteint 625 km avec un ralentissement cumulé de 631 km. Ce chiffre est largement supérieur à la moyenne qui est de 250 km de bouchons en un jour normal.

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Un impact sur la qualité de l’air

La grève des transports a également impacté sur la qualité de l’air. En effet, les conséquences de cette mobilisation se sont traduites par des pics de pollution à cause de l’augmentation du trafic. Avant la forte densité de trafic routier, la qualité de l’air était restée à un niveau médiocre. Pendant un certain temps, la météo a ainsi produit des conditions favorables à la grève. Cependant, la pollution s’est vite fait ressentir. Heureusement, après une forte émission de CO2 dans l’atmosphère, la pluie est venue s’abattre sur la région afin de dissiper ce gaz toxique.

Hausse des émissions de CO2

Les émissions de CO2 se maintiennent constamment à un niveau élevé sur le sol français. Malgré la prise de conscience collective, les enjeux environnementaux ont été négligés au profit de la grève du transport. De plus, l’Accord de Paris ainsi que les mesures prises par le gouvernement n’ont provoqué qu’un infime impact sur le climat. Les émissions de CO2 continuent leur montée de 4 % depuis 2015, selon le Global Carbon Project. Cette hausse constante souligne l’insuffisance des efforts fournis au niveau national. D’ailleurs, l’ONU qualifie les périodes 2009 à 2019 de « décennie perdue » pour la conservation de l’écologie.

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La grève des transports au profit du covoiturage

La grève perpétuelle du transport a engendré un point positif : le covoiturage. En effet, le gouvernement a autorisé le passage des véhicules de covoiturage dans les voies réservées aux bus et aux taxis. De plus, les entreprises spécialisées dans le covoiturage ont profité d’une hausse du taux d’inscription depuis le commencement des manifestations. Les trajets quotidiens ont également été multipliés par 4.