Les conséquences sanitaires et environnementales des perturbateurs endocriniens

La mission d’information de l’Assemblée Nationale a finalement exprimé son point de vue concernant la propagation des perturbateurs endocriniens. Elle a notamment manifesté son inquiétude sur la santé publique. Des mesures ont ainsi été présentées pour lutter contre ce fléau mortel.

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Les conclusions du rapport parlementaire du 4 décembre

Le mercredi 4 décembre 2019, la mission d’information a rendu publiques les conclusions de son rapport. Cette réponse a été tirée après 70 auditions réalisées auprès d’industriels, de chercheurs, de médecins, de responsables d’agences sanitaires, d’entreprises de recyclage et de distributeurs. Elle a conclu au caractère critique de l’exposition de la population française aux perturbateurs endocriniens (PE). Rappelons que cette mission gérée par le député Les Républicains Michel Vialay a été mise sur pieds en février 2019. Au terme de plusieurs mois de travail, l’acteur écologique a présenté une série de précautions à prendre très rapidement pour lutter contre les PE qui exposent les femmes enceintes, les bébés et les enfants à des risques sanitaires.

Les conséquences néfastes sur la santé publique

Soulignons que les PE constituent des substances chimiques présentes dans le plastique. M. Vialay a dévoilé la présence de 5 g de plastique (correspondant à une carte de crédit) rien que dans l’alimentation. Ces produits sont responsables de plusieurs pathologies, en l’occurrence :

  • Des troubles de la fertilité
  • Des troubles hormonaux
  • Des malformations du système génital
  • Des cancers
  • Un risque d’obésité
  • Des maladies thyroïdiennes
  • Des maladies neuro-développementales

Certaines affections sont irréversibles et ne demandent qu’une faible présence de plastique pour contaminer un individu. À ces inconvénients s’ajoutent des risques environnementaux non négligeables. Cependant, la députée Claire Pitollat a condamné l’absence de solutions urgentes face à ce danger mortel.

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Les mesures qui s’imposent

Tout au long de la déclaration, la mission d’information a présenté bon nombre de solutions, en l’occurrence un renforcement de la réglementation. Elle a également suggéré un approfondissement de la recherche concernant les PE et la proposition d’une alternative « propre » au plastique.

Un renforcement de la réglementation européenne

Le député pense que les mesures règlementaires demeurent inefficaces, car inadaptées à la situation actuelle. Selon ses propos, les précautions semblent trop superficielles face au danger qui menace la santé publique. De plus, il estime que les démarches d’information et de sensibilisation de la population méritent quelques révisions. C’est pourquoi la mission veut renforcer la réglementation européenne concernant les PE. Ces substances doivent être qualifiées du label « dangereux » et pas seulement de « avéré » ou « suspecté ». Le député suggère également un renforcement des exigences pour les industries qui font usage de ces produits chimiques. Pour finir, il demande un encadrement spécifique sur l’usage des PE dans les ingrédients des médicaments et des produits cosmétiques.

Intensifier les recherches sur les PE

La mission propose un renforcement des recherches sur les PE. Elle a souligné l’importance d’une étude plus approfondie sur l’impact des perturbateurs endocriniens sur l’environnement. De plus, les recherches doivent se focaliser sur les dangers de la dispersion des microplastiques dans l’écosystème. Au cours des recyclages, le député a également affirmé la nécessité d’effectuer un suivi sur le plastique recyclé, car l’opération risque d’alterner la qualité de l’air.

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Mettre en place les alternatives au PE

Il faut rappeler que le plastique fait partie intégrante de la vie quotidienne. C’est pourquoi la mission demande de mettre en œuvre des produits alternatifs pour substituer cet élément dangereux. Dans cette optique, elle propose de remplacer le plastique présent dans l’alimentaire par de la céramique, de la porcelaine ou de l’inox. Il existe également des barquettes en amidons et en cellulose ainsi que le plastique biosourcé qui entament leur entrée afin d’éradiquer le plastique nocif.