Les coupures de courant effectuées par la CGT condamnées par la ministre de la Transition écologique

Les coupures de courant du fait de la CGT le samedi 21 décembre 2019 ont suscité la colère de la population ainsi que celle de la ministre de la Transition écologique. Malgré ces mécontentements, la CGT menace d’aller plus loin.

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Les coupures sauvages fermement condamnées

La ministre de la Transition écologique s’est déplacée à Courbevoie en Hauts-de-Seine, plus précisément, dans la salle de crise du gestionnaire du réseau d’électricité Enedis le dimanche 22 décembre 2019. Élisabeth Borne a été très marquée par les conséquences de la tempête Fabien qui a ravagé le sud de la France. À cette occasion, elle a été interviewée sur les coupures volontaires du samedi 21 décembre. La ministre a fermement condamné ces actions. Selon ses dires : « Les Français jugeront ce que veut dire le service public pour la CGT (Condition générale de travail) Énergie ».

Une coupure qui a impacté le quotidien de plusieurs villes

La coupure a affecté le samedi soir 2 rencontres de Top 14 de rugby à Castres et à Agen. Outre les mécontentements populaires, cette décision de la CGT a eu un impact sur le quotidien de plusieurs milliers de foyers à Lyon, à Perpignan, à Nantes et dans la région marseillaise durant des heures. 5 cliniques et des lignes de métro à Lyon ont été victimes d’une coupure de courant subite. Il faut rappeler que lors de ces revendications, les responsables de la CGT Énergie ont souligné qu’il ne ciblait que les préfectures et les entreprises du CAC 40.

La ministre a déjà manifesté sa colère mercredi dernier lors des coupures d’électricité volontaire tout en demandant l’opinion du secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. C’est cependant le gestionnaire du réseau électrique haute tension qui a répondu en soulignant l’importance du travail des salariés de RTE (Réseau de Transport et d’Électricité) à la CGT pour satisfaire les besoins en électricité de la population.

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Les coupures sauvages interdites par la loi

Dans le cadre de la grève contre les réformes des retraites, le syndicat CGT Énergie a revendiqué plusieurs coupures d’électricité. Cependant, les coupures sauvages sont punies par la loi. En effet, il n’existe aucune disposition dans le droit de grève qui autorise les coupures sauvages. Dans le cas d’une coupure volontaire, les sociétés Enedis menacent de porter plainte en s’appuyant sur l’article R323-37 du Code de l’énergie. Cette dernière pénalise les actions perpétrées sur le réseau électrique en cas de grève.

Outre l’aspect judiciaire, cette opération est également passible de sanctions en interne. Les responsables passeront devant une commission disciplinaire avec une probabilité de licenciement ou « mise à la retraite d’office ». Dans ce cas, il sera difficile, voire impossible, de protéger ces agents au niveau du syndicat.

Les coupures de courant pour toucher les leaders politiques

La CGT justifie néanmoins ses actions malgré les reproches du ministre de la Transition écologique. Selon le délégué syndical central CGT Francis Casanova, il s’agit d’une forme de lutte contre le projet de réforme des retraites. Le secrétaire du syndicat CGT Mines-Energie en Loire-Atlantique Mathieu Pineau a révélé que cette décision a été prise à l’unanimité lors d’un AG professionnelle.

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Malgré les dommages causés aux foyers, les acteurs envisagent de couper le courant pour toucher les élus et les locaux de partis politiques. De plus, la CGT menace de multiplier ce genre d’action si le gouvernement refuse de changer sa politique de réforme des retraites. Elle a également révélé une autre mesure plus radicale en cas d’absence de décisions gouvernementales. Elle prévoit l’enlèvement des cartes SIM dans les concentrateurs pour supprimer la connexion entre les centres et les compteurs Linky des particuliers.