Les delphinariums, une nouvelle forme de maltraitance des dauphins

Le spectacle de dauphin est aujourd’hui considéré comme un acte inhumain. Exhiber des animaux aussi intelligents et aussi sensibles n’est plus acceptable au XXIème siècle. Cependant, cette forme de maltraitance est encore pratiquée dans les delphinariums.

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Les conditions des dauphins dans les delphinariums français

Le mercredi 1er janvier2020, la femelle du Marineland d’Antibes est décédée après avoir accouché d’un bébé. Les raisons de cette tragédie restent méconnues. Cet évènement a rappelé l’émotion qu’a provoquée Tahlequah en été 2018. L’orque avait porté son enfant mort depuis les profondeurs marines jusqu’à la surface (soit sur une distance de 1 600 km) pendant plus de 17 jours. D’autres cas semblables ont été recensés à travers le monde, soulignant le niveau intellectuel et émotionnel de ces cétacés.

À l’inverse, le décès d’un dauphin dans un delphinarium demeure plus difficile, car les dauphins n’ont pas la possibilité de faire leur deuil. C’est le cas de Lotty, une femelle capturée très jeune qui a déjà perdu 3 petits et a été l’objet de nombreux transferts. Par ailleurs, les delphinariums français conservent aujourd’hui 2 espèces de dauphins l’Orcinus Orca et le Tursiops Truncatus. Cependant, ces animaux ne sont en aucune manière menacés d’extinction, ce qui remet en cause leur conservation dans ces emplacements. Selon les conservateurs, leur maintien est motivé par des raisons éducatives et pédagogiques. Néanmoins, il est tout à fait possible d’observer les dauphins au long des côtes françaises.

Une maltraitance à l’encontre d’animaux doués d’intelligence

Selon les scientifiques, les dauphins sont des animaux dotés d’un haut niveau d’intelligence, d’émotion, de cultures et de conscience d’eux-mêmes. Ces constatations sont le résultat de plusieurs études de leurs dialectes, de leurs techniques de chasse… Aussi, ces animaux nécessitent des conditions de vie spécifiques, en l’occurrence un espace de plus de 100 km pour nager. Les écologistes et défenseurs des droits des animaux dénoncent les enfermements dans des bassins chlorés. Selon leurs dires, le fait de les placer dans un delphinarium avec d’autres animaux qui ne pratiquent pas les mêmes dialectes constitue une forme de maltraitance.

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À l’inverse des animaux terrestres placés dans des parcs, les cétacés sont placés de forces dans un monde en 3 dimensions. Les dauphins ne peuvent s’épanouir, communiquer et appréhender leur environnement grâce à leur système d’écholocation et à leur sonar dans de telles conditions. De plus, un bassin en béton ou en verre ne permet pas les répercussions de sons, ce qui constitue une forme d’inconfort. De plus, si certains mammifères terrestres prolongent leur durée de vie en captivité, ce n’est pas le cas pour les mammifères marins.

Une hausse du taux de mortalité

Le taux de mortalité des dauphins élevé en captivité a augmenté entre janvier 2015 et août 2017. 2 orques et 3 dauphins ont trouvé la mort au Marineland. À ces phénomènes s’ajoutent 2 autres morts à Planète Sauvage et 3 autres au Parc Astérix. En tout, le pays a compté 10 morts de jeunes dauphins sur 30. Ces décès s’expliquent par les conditions de captivité déplorables :

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  • Maladies de la peau, des yeux et des poumons provoqués par le chlore
  • Affaiblissement des défenses immunitaires à cause du stress
  • Développement de plusieurs maladies : ulcères et maladies fongiques provoquées par les traitements antibiotiques
  • Affaissement de l’aileron dorsal
  • Maladie rénale à cause de la difficulté d’hydratation
  • Bagarres engendrées par le stress et provoquant des décès

Pour prévenir ce fléau, le gouvernement a tout intérêt à prendre des mesures. Sans un encadrement étatique, les parcs continueront leur surexploitation des dauphins : reproduction dans des conditions défavorables, séparations des petits à leur mère, obligation d’exécuter des tours contre nature, exposition excessive au soleil, sous-alimentation…