Les efforts de lutte contre la pollution dans le secteur aérien

L’industrie de l’aéronautique est en pleine expansion. Cependant, il s’agit d’un secteur très polluant, car il occupe à lui seul 2,4 % des émissions de CO2 à l’échelle mondiale. Pour remédier à ce problème d’envergure, les aéroports ont organisé des programmes de réduction de leur impact carbone.

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Des aides financières au profit des projets écologiques dans les aéroports de Paris

Dans les aéroports d’Orly et de Roissy-Charles-de-Gaulle, les passagers sont invités à apporter une aide financière pour le compte des projets écologiques et solidaires. Cette initiative a été mise en place pour compenser les émissions de carbones en provenance des moyens de transport aérien. Pour ce faire, des bornes ont été installées dans les aérogares et acceptent les cartes de paiement sans contact. Les internautes peuvent également réaliser leur don sous forme digitale sur le site des compagnies. Les donateurs paient un montant compris entre 5 à 30 euros et financent l’un des 3 projets solidaires de leur choix: la conservation de la forêt amazonienne, l’accessibilité à l’eau potable au Malawi et le développement du biogaz en Chine, notamment en Sichuan.

L’Aéroport de Paris (ADP) a organisé plusieurs actions semblables afin de limiter autant que possible les émissions de gaz carbonique. Il a encouragé le développement d’énergies renouvelables via une centrale géothermique, des panneaux photovoltaïques, des thermofrigopompes, une centrale de biomasse… Il a incité à rendre les flottes de véhicules plus écologiques. Ces mesures ont permis la réduction de l’émission de CO2 des aéroports de Paris à 61 %.

L’initiative d’Air France

À l’instar des aéroports d’Orly et de Roissy-Charles-de-Gaulle, d’autres compagnies aériennes françaises ont installé un espace donateur sur leur site internet. Ces engagements résultent d’une prise de conscience des entreprises aériennes après les nombreuses critiques des écologistes, dont la jeune activiste suédoise Greta Thunberg. Ainsi, Air France a annoncé qu’en  2020, la compagnie corrigerait ses émissions de CO2 concernant les vols intérieurs. D’autres entreprises se proposent d’utiliser des biocarburants confectionnés à partir de résidus et de déchets, alors que d’autres encore mettent sur pied des projets responsables et durables.

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La compensation carbone

La Présidente non exécutive du groupe Air France-KLM Anne-Marie Couderc a annoncé que les compagnies aériennes ont, depuis quelque temps, entamé des démarches vers un mode de transport plus durable. Cette annonce sonne comme une riposte face au mouvement de flight shaming (ou la honte de l’avion) organisé par Greta Thunberg qui a failli ébranler le secteur aérien à l’échelle internationale. En réponse à ce mouvement, les compagnies aériennes étrangères British Airways ainsi que EasyJet se sont engagées à devenir plus « vert » à partir de 2020.

Pour Air France, son initiative consiste à investir quelques millions d’euros dans une enveloppe verte. Rappelons que la compagnie doit verser annuellement 40 millions d’euros pour la norme EU-ETS (à l’échelle européenne). Elle doit prévoir 150 millions d’euros pour le programme de compensation et de réduction de carbone au profit de l’aviation internationale en 2025. Ces taxes pourraient constituent un genre d’échappatoire pour limiter ses actions environnementales.

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La pollution des avions

Il faut souligner que le secteur aérien constitue le secteur le plus polluant. Les avions ont émis en moyenne 918 millions de tonnes de CO2 rien qu’en 2018. Ce résultat a été publié à partir d’une étude en septembre 2019 par l’International Council on Clean Transportation (ICCT). De plus, l’enquête a révélé que ce chiffre a augmenté de 32 % par rapport à 2013 (où l’émission était de 624 millions de tonnes). Rappelons que l’ICCT est un acteur écologiste de grande envergure qui est le responsable du Dieselgate (ou l’affaire Volkswagen de 2009 à 2015).