Les Français auront-ils le droit de partir en vacances ?

Les Français pourront-ils partir en vacances d’été cette année ? Les plages seront-elles rouvertes ? Cafés, restaurants et parcs pourront-ils à nouveau accueillir des visiteurs ? Voici un début de réponse, proposé par le premier ministre.

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Les vacances en juillet

C’est enfin tombé, Édouard Philippe a autorisé les Français déconfinés à profiter d’un moment de répit sous le soleil pour les vacances d’été, malgré la menace persistante de l’épidémie. Ses déclarations ont été prononcées le jeudi 14 mai 2020. Le premier ministre a affirmé que : « Les Français pourront partir en vacances, en France, cet été », à partir du mois de juillet. La population est incitée à commencer les réservations dès à présent. Il se veut rassurant en affirmant la possibilité d’un remboursement, dans l’hypothèse d’une deuxième vague de coronavirus durant les vacances d’été en France.

Cafés et restaurants ouvriront leurs portes

Le premier ministre a profité de son intervention pour déclarer la réouverture des cafés et des restaurants à partir du 2 juin. Évidemment, cette autorisation concerne uniquement les zones vertes. Pour l’heure, la date précise de réouverture sera définie durant la semaine du 25 mai, souligne-t-il. La date du 2 juin sera donc effective à condition que les Français respectent à la lettre les consignes de sécurité. Cette réouverture souligne l’intérêt des commerces pour compléter les vacances en famille de France. Dans cette lancée, Édouard Philippe a annoncé le plafond journalier des tickets-restaurant à 38 euros. Ceux-ci resteront valides les week-ends et les jours fériés jusqu’à la fin de l’année. Ces initiatives visent à encourager la fréquentation des restaurants et des cafés.

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Une enveloppe de 18 milliards d’euros

L’autorisation de prendre des vacances en France à la mer s’accompagne d’une série de mesures gouvernementales. Un plan de soutien étatique d’une valeur de 18 milliards d’euros a été débloqué en guise de subvention au tourisme français. Le premier ministre estime qu’il s’agit d’un « soutien sans précédent » pour aider le secteur à se redresser face à cette redoutable épreuve.

En outre, le gouvernement a pris en compte 2 revendications majeures : le recours au chômage partiel (jusqu’à la fin de l’année) et l’accès au fonds de solidarité (jusqu’en septembre 2020). Ces privilèges concernent :

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  • Les entreprises du tourisme ;
  • Les entreprises de l’évènementiel ;
  • Les entreprises du secteur des cafés ;
  • Les hôtels restaurants ;
  • Les entreprises du sport ;
  • Les entreprises de la culture.

Le tourisme au ralenti

Le tourisme compte parmi les secteurs les plus touchés par le coronavirus. Selon le premier ministre, il a connu l’une de ses pires crises modernes. Depuis mi-mars, les hôtels, les voyagistes et les restaurants ont été contraints de fermer leurs portes alors qu’ils jouent le rôle de moteur de l’économie française (2 millions d’emplois et 7 % du PIB). Face à cette période sombre, le gouvernement a versé 6,2 milliards d’euros de prêts garantis à 62 000 entreprises de ce secteur. Cette aide financière se complète d’un plan de relance Tourisme commun, moyennant une subvention de 3 milliards d’euros de la Banque des Territoires et Bpifrance (sous la forme de prêts et d’investissements).