Les nouveaux schémas qui remettent en cause les objectifs de l’accord de Paris

Les accords de Paris, bien que définissant un cadre juridiquement contraignant pour l’ensemble des pays signataires, n’auront, selon des études, pas atteint les objectifs espérés. Nombreux sont les chercheurs ayant fait part de leurs inquiétudes quant à la hausse des émissions de dioxyde de carbone ainsi que leurs effets sur le réchauffement climatique.

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Les principaux soucis des climatologues actuels

Les interrogations auxquelles sont largement confrontés les scientifiques et chercheurs sont communément les questions relatives à la hausse de la température de la surface de la Terre. Cela n’est pas aisé compte tenu des multiples facteurs à considérer allant des océans aux forêts. Ces derniers jouent en effet un rôle capital dans l’assainissement des émissions industrielles de gaz.

L’autre variable à prendre en considération concerne le cas des nuages et particulièrement des « stratocumulus » qui ont longtemps été selon les mots de Mark Zelinka « […]le Saint-Graal des modèles climatologiques ». Ce scientifique a fait part de ses inquiétudes concernant la réduction de la couverture nuageuse agressée par les gaz à effet de serre. D’autant plus que de nombreuses études ont fait état de l’augmentation exponentielle du CO2.

Les 4 scénarios initiaux du Giec par rapport aux accords de Paris

Dans le cadre des études portant sur les stratégies à adopter pour engager une diminution de la quantité de CO dans l’atmosphère, le Giec avait initialement prévu 4 scénarios. Le plus audacieux de ces schémas se conforme aux accords de Paris. L’hypothèse était que les émissions de CO2 seraient réduites. Le plus pessimiste irait dans le sens ou certaines parties de la Terre en deviendraient inhabitables.

Ces modèles sont certes, pris en compte pour la modélisation des conséquences du carbone sur le climat. Force est cependant, de constater qu’ils restent toujours sujets à débat, surtout du fait que de nombreux pays ne donnent pas de crédit aux résultats de ces études.

Cette non-considération résulte en réalité du fait que la réduction des émissions de carbone pourrait être préjudiciable à leurs industries et commerces. Olivier Boucher qui est directeur de l’Institut français Pierre-Simon Laplace avait souligné que lui et son équipe disposaient actuellement de meilleurs modèles climatiques.

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Ces derniers permettraient d’établir de meilleures prévisions concernant les évolutions du climat par rapport aux émissions de gaz à effet de serre.

Les accords de Paris et ses objectifs difficiles à atteindre

Les accords de Paris sur le climat ne semblent pas avoir trouvé écho même au niveau des différents pays ayant participé de près ou de loin aux dits accords. Bien que l’urgence des actions pour la réduction des émissions de dioxyde de carbone soit largement reconnue, les pays développés remettent encore en cause les actions proposées.

De ce fait, plusieurs auteurs dont Mark Zelinka, toujours, du Lawrence Livermore National Laboratory de Californie estiment que les objectifs des accords de Paris seront difficiles à atteindre. L’augmentation de la population mondiale pose également un autre problème notamment au niveau de l’augmentation de la consommation d’énergie.

C’est en ce sens que lesdits accords ont été jugés trop ambitieux pour certains. Ses objectifs semblent inatteignables à moins qu’un véritable effort politique ne soit engagé en faveur d’une nette diminution de l’indice carbone.

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Par ailleurs, la notion de « budget carbone » devrait être prise en compte. Cette notion désigne la quantité totale de gaz carbonique pouvant être émise dans l’atmosphère sans risquer une augmentation de la température. Malheureusement, celle-ci n’est toujours pas respectée par de nombreux pays signataires desdits accords. Cette réalité renforce la remise en cause du soi-disant engagement de ces pays en faveur de l’environnement.