L’hydrogène en quête d’une place sur le marché français des voitures électriques

L’hydrogène compte parmi les sources d’énergie les plus prometteuses du moment. Entre son coût de production relativement bas, ses procédés respectueux de l’environnement et son rendement, il profite d’un bel avenir devant lui. Aussi, les voitures à l’hydrogène peuvent être considérées comme l’égal des voitures électriques.

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Les voitures thermiques qui carburent à l’hydrogène

L’hydrogène entame aujourd’hui une phase déterminante de son développement. Cette étape facilitera son entrée dans le secteur des énergies de la mobilité. Les experts le considèrent d’ailleurs comme une énergie d’avenir. À la vue du développement des voitures électriques, l’hydrogène peut obtenir une place privilégiée sur le marché. Encore faut-il que les acteurs mutualisent leurs investissements.

Afin d’atteindre la sobriété carbone de 2050, les voitures thermiques doivent disparaître progressivement du secteur. Cette extinction laisse la place aux nouvelles énergies de la mobilité douce telles que l’hydrogène et l’électricité.

Concilier voiture électrique et hydrogène

La voiture équipée de batteries profite déjà d’une large avance dans le secteur des moteurs conventionnels thermiques, ce qui n’est pas le cas pour l’hydrogène. En effet, le marché est encore naissant et immature. Pour cette raison, les constructeurs automobiles hésitent à se lancer dans la production massive de voitures à l’hydrogène. Thierry Lespiaucq, directeur général de Volkswagen France souligne qu’ils vont miser sur l’électricité et l’hydrogène.

L’hydrogène largement avantageux

En matière de performance, les voitures à hydrogène surpassent largement les voitures électriques à batteries. En effet, le véhicule semble plus autonome et annonce un temps de recharge proche de l’essence, soit une recharge instantanée. Sa production respecte les critères écologiques, du moment que sa fabrication passe par l’électrolyse avec des sources décarbonées (le Power to gas). De plus, son prix peut décroître dans le temps, 1,40 dollar par kilogramme en 2030, contre 2,50 à 6,80 dollars en ce moment, selon une enquête de BNEF.

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En ce qui concerne le prix des infrastructures, il oscille autour d’un million d’euros, soit 20 fois plus que le prix habituel d’une station de recharge électrique. Soulignons cependant la nécessité d’installer tout un réseau entier afin d’encourager le public à adopter les voitures à l’hydrogène.

Les obstacles au développement des voitures électriques

Tout au long de la transition énergétique à forte tendance capitaliste, seul celui qui comptera un réseau de recharge dense sera en mesure de conquérir le marché. L’offre déterminera la demande. Les experts ont réfléchi aux principaux facteurs de frein d’achat d’une voiture électrique :

  • L’offre inadéquate
  • Les problèmes de charge
  • L’autonomie

Malgré ces inconvénients, les experts prévoient une bataille gagnée d’avance pour les voitures électriques. Dans les horizons 2035, le groupe Volkswagen projette un investissement de l’ordre de 33 milliards d’euros, contre 11 milliards d’euros pour Ford Motor Company. Quant à Enedis, il versera annuellement 350 millions d’euros.

Mutualiser les coûts

Le poids financier des infrastructures reste un facteur de blocage considérable qui empêche l’envol de l’hydrogène. Il est toutefois possible d’inverser la tendance en encourageant l’usage des voitures à hydrogène. Une forte demande peut créer un impact positif sur l’investissement des acteurs. Le prix des installations se réduira progressivement. Afin d’en accroître l’usage, il faut commencer par les hubs de transports, les poids lourds, les cars, les taxis et les bus. Ces moyens de locomotion peuvent contribuer de manière indirecte à la promotion de l’hydrogène.

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Air Liquide, IDEX ainsi que la STEP ou Société de Taxi Electrique Parisien vont déjà dans ce sens. La région francilienne a mis en place 4 stations de recharge hydrogène. La compagnie de taxis hydrogène Hype prévoit un approvisionnement de 600 voitures à l’hydrogène pour son activité d’ici fin 2020.