L’impact du coronavirus sur l’économie française

La propagation du virus Covid -19 menace l’économie française. Depuis son apparition, les entreprises implantées en Chine ont suspendu leurs activités. Voici comment se manifeste l’impact économique de cette épidémie.

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Une réunion pour faire le point sur les difficultés

De nombreux groupes internationaux possèdent des usines implantées dans la province du Hubei, en Chine. Pourtant, le virus Covid -19 y a fait son apparition en fin janvier. Pour y remédier, Beijing a lancé des mesures de confinement et de quarantaine. Cette décision a stoppé de manière brutale l’activité économique des usines, pendant que le virus s’empare des habitants. À l’heure actuelle, le gouvernement chinois recense environ 75 000 personnes contaminées et 2 100 décès.

Face à ce fléau, le ministre Bruno Le Maire, en compagnie de sa secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher, a organisé un sommet le vendredi 21 février. La réunion a rassemblé autour d’une table des représentants de nombreuses filières de la santé, de l’automobile, du bois, de l’agroalimentaire, du nucléaire, du luxe et du ferroviaire. Elle a eu pour objectif de donner la parole aux représentants sur les difficultés relatives au coronavirus afin de les anticiper. L’assistance était préoccupée par l’effondrement économique de nombreuses entreprises françaises en chine. En effet, les 2 pays sont étroitement liés dans la chaîne de production.

Paralysie totale des activités des entreprises

Le groupe d’équipements et services à l’énergie Schneider Electrique basé à Wuhan a annoncé jeudi dernier la suspension de son activité. Ce site a été à l’épicentre du virus. En même temps, le groupe hôtelier Accor a annoncé l’arrêt de l’activité de près de 200 de ses hôtels à Hong-kong et en Chine. Le secteur du transport aérien souffre de cette épidémie. En effet, de nombreux vols vers la Chine ont été annulés et les compagnies aériennes, dont Air France, voient leur activité se réduire. Air France-KLM appréhende une perte de 150 à 200 millions d’euros de février à avril à cause de la suspension des vols vers la Chine.

Le secteur de l’automobile n’est pas en reste. Wuhan constitue un centre de production. De nombreux constructeurs et équipementiers (Valeo, PSA, Renault…) dépendent de son activité. En début d’année, le géant du luxe Kering a enregistré une chute de ses ventes en Chine. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, craint une chute de la croissance française de 0,1 % pour cette année. Si l’épidémie progresse, cette estimation s’aggravera, souligne-t-il.

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Nouveau rapatriement depuis Wuhan

Mercredi 19 février au soir, un nouvel avion a décollé de Paris en direction de Wuhan. Sa mission : rapatrier des Français supplémentaires ainsi que d’autres Européens afin de les mettre en quarantaine en Normandie. L’appareil emporte 17 tonnes de matériels médicaux :

  • Combinaisons médicales
  • Masques
  • Gants
  • Produits désinfectants

Les rapatriés au nombre de 34 étaient attendus en France le vendredi 21. Le village d’hôte baptisé Normandy Garden sera isolé du reste du monde. Selon la directrice de l’Agence régionale de la Santé de Normandie Christine Gardel, le site n’accueillera que des ressortissants français asymptomatiques. Ils seront l’objet d’une étroite surveillance afin de détecter le moindre symptôme.

La Russie ferme ses portes à la Chine

Tous les pays du monde adoptent des mesures draconiennes pour combattre le fléau. Depuis jeudi 20 février, la Russie a refusé l’entrée de ressortissants chinois sur son territoire. Cette décision brutale n’a pas été sans conséquence sur le tourisme, les régions frontalières et l’économie en général. Le pays a éradiqué la maladie depuis la sortie d’hôpital des 2 patients. Moscou a poursuivi sur cette initiative et a fermé les 4 250 km de frontières qui le relient avec la Chine. Les liaisons ferroviaires ont également été coupées.

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Ces mesures ont encouragé une sorte d’hystérie collective en Ukraine, où de nombreuses personnes ont contesté le rapatriement de 48 Ukrainiens et de 29 ressortissants d’autres pays depuis Wuhan. Pour renforcer leur manifestation, ils ont barré la route qui mène vers un hôpital situé à Vynnyky, à l’ouest du pays.