Payer les sacs jetables pour l’achat de fruits et légumes

L’interdiction des sacs en plastique jetable a donné naissance à l’usage des sacs biodégradables. Ces contenants servent à emballer les fruits et les légumes dans les magasins alimentaires. Cependant, leur usage n’est pas approuvé par l’ADEME. En guise de solution, l’agence propose de faire payer ces contenants après chaque achat. Cette mesure pourra ainsi décourager l’abandon de ces contenants dans la nature et donc de réduire l’impact environnemental.

Pub

L’usage des sacs en plastique dans le commerce

En janvier 2017, la loi a interdit l’emploi des sacs en plastique à usage unique pour les clients. Cette initiative a été mise en place après une longue période d’hésitation de la part du gouvernement. Depuis ce jour, les commerçants peuvent utiliser des sachets en plastique uniquement s’ils sont biosourcés, en d’autres termes, d’origine biologique. Les sachets dégradables par compostage domestique sont autorisés.

En France, les magasins alimentaires utilisent des sacs en papier à 100 % d’origine végétale. Les enseignes font usage de sacs en plastique biosourcés. A l’horizon 2020, ces sacs représenteront 40 à 50 % des contenants et en 2025, ils seront passés à 60 %. Toutefois, leur usage présente des risques pour l’environnement, d’après une étude de 2018 par l’ADEME. Les procédures de fabrication de ces contenants nuisent à l’écosystème. L’agence nationale a effectué une enquête sur 7 types de sacs pour fruits et légumes. Elle en a conclu à un risque environnemental sur l’extraction des matières premières et la sortie en usine de ces contenants.

L’impact des sacs jetables sur l’environnement

Tous les sacs de n’importe quelle nature ne doivent en aucune manière être laissés à l’abandon dans l’environnement. Cette situation constitue la fin de vie du contenant et impacte sur l’écosystème. Il faut rappeler que le caractère biodégradable implique des conditions spécifiques de laboratoires. Ce phénomène nécessite la présence de certains micro-organismes à une température précise et un bon niveau d’humidité. Dans un environnement inadapté, le sac mettra des années à se dégrader. Pendant ce temps, il constituera une source de perturbation pour les animaux et pour le paysage. Aussi, l’ADEME a mentionné le fait que le terme « biodégradable » peut porter à confusion chez le consommateur. Celui-ci peut penser que le contenant peut être laissé dans la nature.

Pub

Les solutions de l’ADEME

Afin de réduire les risques environnementaux, l’agence suggère la mise en place de quelques précautions, en l’occurrence :

  • La suppression du terme « biodégradable »
  • L’inscription d’une phrase plus explicite du style : « ne pas jeter dans la nature »
  • Le paiement pour les sacs jetables après l’achat de produits
  • L’usage de sacs réutilisables

En effet, l’ADEME suggère d’utiliser les sacs réutilisables pour des raisons économiques, pratiques et écologiques. Ce genre de contenant conjugue résistance, facilité d’utilisation, facilité d’entretien et taille imposante. Ces critères font du sac un contenant idéal pour transporter des marchandises de toute nature.

Pub

Les modifications des habitudes au profit de l’environnement

La France a cependant tranché pour une interdiction radicale de l’usage des sacs en plastique réutilisables sur le marché depuis fin 2016. En ce temps, les contenants plastiques distribués en caisse ont été remplacés par des contenants en papier, en plastique biosourcé compostable ou en plastique recyclé. Dès janvier 2020, les plastiques jetables seront interdits dans la restauration, les cantines et la vente à emporter. Il en sera de même pour la vente de cotons tiges. En 2021, ce sera au tour des boîtes alimentaires en polystyrènes expansés de disparaitre du secteur de la restauration. Sont concernés par ces mesures tous les Français, en l’occurrence les citoyens