Plantes d’intérieur : un danger pour les forêts

Voir des plantes vertes naturelles à l’intérieur d’une maison est toujours agréable et réconfortant. Héberger des plantes chez soi est aussi un moyen de toujours respirer de l’air frais selon des idées reçues. Pourtant, il paraît que les plantes d’intérieur constituent aujourd’hui un danger pour les forêts.

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Les plantes d’intérieur sont un facteur de déforestation

Depuis les dix dernières années, l’Union Européenne importe énormément de végétaux en provenance de différents continents. Le nombre de plantes importées par années est très variable. Cependant, ces importations sont d’une valeur approchant les 300 millions d’euros. Les Européens importent de grandes variétés de plantes, surtout celles qui sont à usage décoratif.

Par ailleurs, les bois importés par l’UE sont utilisés comme matières premières pour des produits commerciaux, notamment pour faire des meubles. Pour les pays de l’Europe, bien qu’elle constitue une grande dépense, cette importation peut être considérée comme un moyen de protéger la forêt européenne, qui fait environ 182 millions hectares de surface, dont environ 16,9 millions hectares en France.

De plus, bien que l’importation en masse de plantes soit bénéfique pour les pays de l’Europe, elle est la principale cause de déforestation dans d’autres pays, notamment en Afrique, en Asie et en Amérique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ces pays sont de plus en plus pollués car le manque de forêt diminue la captation du carbone et la protection du sol.

Certaines plantes d’intérieur peuvent nuire à la santé

Les Européens, y compris les Français, sont des adeptes de plantes d’intérieur. Pour cette raison, l’Union Européenne importe différentes races de plantes d’ornement issues de différents pays, comme l’Amérique Centrale, d’Asie et l’Est de l’Afrique. Cependant, il a été démontré très récemment que cette importation en masse est nocive non seulement pour nos forêts, mais aussi pour notre santé.

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L’importation de plantes depuis l’étranger est la principale cause de la diffusion de ravageurs et de maladies exotiques dans le territoire européen. Un grand nombre de plantes exotiques sont en effet porteuses de virus, créant des maladies qui touchent les êtres humains et pouvant être fatales aux autres plantes.

Pourtant, un grand nombre de plantes natives et emblématiques de l’étranger ont été implantées dans nos forêts pour limiter les importations de plantes exotiques. Les scientifiques affirment que ces échanges de végétaux sont un facteur de déforestation pour le territoire européen. À cause des maladies ou des insectes invasifs apportés par ces plantes d’origine étrangère, nos forêts diminuent en masse depuis ces dernières années, malgré les mesures prises pour les protéger.

Importation de végétaux : que disent les lois ?

En ce qui concerne l’importation de végétaux, les lois sont très variables selon la localisation. Si la législation phytosanitaire est stricte dans certains pays, elle est très permissive dans d’autres. En général, la crainte de propagation de maladies exotiques représente le principal motif d’interdiction d’importation de végétaux dans certains pays. Par ailleurs, pour d’autres pays, c’est la perspective d’expériences scientifiques intéressantes qui justifie l’autorisation, ou tout simplement le fait que la plante importée fera un très bel objet de décoration intérieure.

Dans le cas de l’Europe, l’entrée de nouvelles espèces végétales sur le territoire est très appréciée. Toutefois, cette activité à risque peut nuire considérablement aux forêts locales. Pour y remédier, la meilleure solution est évidemment de rester vigilant en fermant les portes de l’Europe à toute sorte de plantes en provenance de pays exotiques afin d’éviter tout danger.

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Cependant, puisqu’il est quasiment impossible d’interdire les importations de végétaux, la moindre des choses est d’instaurer des contrôles scientifiques obligatoires pour toutes les plantes importées avant l’entrée dans le pays. Ces contrôles visent à détecter rapidement les agents pathogènes. Il sera ainsi plus facile de mettre en quarantaine certaines espèces.