Pourquoi l’agriculture biologique est-elle vertueuse de l’environnement ?

Dans le secteur de l’alimentation, les produits transformés sont pointés du doigt en raison de leur faible qualité. À l’inverse, les produits biologiques gagnent du terrain. La nourriture bio est reconnue pour ses nombreuses vertus sanitaires. Elle vient d’une pratique respectueuse de l’environnement baptisée agriculture biologique. Cependant, ces éloges sont-ils réellement justifiés ? L’agriculture biologique est-elle vraiment durable ? Voici les réponses.

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L’agriculture bio conserve l’équilibre naturel et les ressources

Le principe de l’agriculture biologique est de produire des aliments sains et en interaction avec l’environnement. La pratique se résume à la préservation de l’équilibre écologique. Dans cette optique, elle utilise une approche proactive au lieu de ne traiter le problème qu’après leur apparition. Il s’agit d’une méthode pratique destinée à combattre la destruction des ressources naturelles. Rappelons que ces derniers constituent « un coût invisible » dans la culture conventionnelle. Choisir des produits biologiques, c’est donc participer à la promotion d’un système respectueux de l’environnement.

L’agriculture biologique en faveur de la biodiversité

Les adeptes de l’agriculture biologique font usage de fertilisation organique, en l’occurrence : le compostage, les cultures d’engrais vertes, les pailles, les effluents d’élevage… Il en résulte un apport plus important en matières organiques :

  • 30 à 40 % de vers de terre.
  • 40 % de mycorhizes
  • 90 % d’araignées supplémentaires par rapport à l’agriculture conventionnelle

Une quantité conséquente de matières organiques aboutit à la production d’aliments riches en nutriments. En l’absence de produits chimiques, l’environnement est propice au développement de la faune sauvage.

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L’agriculture biologique conserve la qualité des eaux

Les produits de traitement des plantes ainsi que les produits de soin des animaux sont d’origine naturelle. De même, leur usage n’impacte en aucune manière sur la qualité des nappes phréatiques et des cours d’eau. L’agriculture biologique contribue à la préservation de la flore et de la faune aquatique. La qualité des eaux constitue une nouvelle forme d’épargne des collectivités territoriales, car aucune dépense pour la dépollution d’eau n’est nécessaire.

L’agriculture biologique limite le gaz à effet de serre

Les techniques utilisées dans l’agriculture biologique sont peu friandes d’énergie non renouvelable. En outre, comme les produits agrochimiques qui demandent une grande quantité de combustibles fossiles sont absents, la pratique n’émet que peu de CO2 dans l’atmosphère et contribue ainsi à la lutte contre le réchauffement climatique. Soulignons que les plantes sont en mesure de capter le carbone des sols.

L’agriculture biologique se préoccupe du bien-être animal

La pratique répugne à l’idée d’élevage hors-sol. En d’autres termes, les porcs ne sont pas parqués sur des dalles de béton. Les poules ne sont pas entassées dans des cages. Tous les animaux ont un libre accès au paysage extérieur. Ils méritent également des conditions de vie plus adaptées, en l’occurrence : une litière en paille bio, des traitements de soins (par homéopathie et phytothérapie) et un espace acceptable pour s’accommoder et s’épanouir. La santé physique et la santé psychologique sont au cœur de la préoccupation. Pour le bien-être des animaux, toutes les formes de tortures sont interdites. L’exécution s’opère de la manière la plus rapide et la plus douce pour chaque bête.

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L’agriculture biologique ne fait appel à aucun produit phytosanitaire

Choisir des aliments issus de l’agriculture biologique, c’est choisir l’absence de pesticides de synthèse. Ces produits sont réputés pour leurs conséquences néfastes sur la santé et l’environnement. Cependant, mentionnons que si la pratique fait usage de pesticides organiques, cela est beaucoup moins risqué pour l’organisme. Par conséquent, les produits sont indiqués pour garder un poids sain, car les aliments n’ont subi aucune transformation. Faute de produits chimiques toutefois, le rendement reste moins élevé par rapport à la culture conventionnelle. Pour cette raison, les prix sont plus conséquents.