Quel est l’impact environnemental des panneaux solaires ?

La France ambitionne d’atteindre d’ici 2023, les 20,2 GW de puissance photovoltaïque installée contre les 6,8 GW actuels. La quantité de déchets qui en résulterait poserait un sérieux problème d’ici quelques années. L’inquiétude posée par l’impact écologique de ces panneaux solaires est légitime, mais elle génère également tout un lot de contre-vérités. Le point sur l’impact écologique réel de ces panneaux photovoltaïques.

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Les panneaux solaires seraient non recyclables

Cela est faux, du moins pour les panneaux contenant du silicium cristallin qui constituent quasiment la totalité du marché. Tous les éléments de ce dispositif peuvent être recyclés depuis mars 2018. L’usine pilote ouverte en partenariat avec Veolia dans les Bouches-du-Rhône peut s’en charger.

Le verre comme l’aluminium sont recyclables à l’infini. Le film plastique en EVA peut aussi être recyclé pour la production d’électricité. Les cellules en silicium ainsi que les conducteurs électriques sont quant à eux, fondus puis réutilisés.

L’usine de recyclage Veolia traite dans les 95 % des panneaux photovoltaïques en fin de vie. Les grosses installations sont enlevées sur place si celles d’envergure plus faible sont à ramener dans les points de collecte. Cette action est financée par le versement de l’écoparticipation effectué à chaque achat.

La fabrication de panneaux solaires nécessiterait des minerais très rares à quantité limitée dans la nature

Certes, cette fabrication nécessite des minéraux rares tels que l’argent, le bore, le phosphate, mais il n’est ici question que de quelques milligrammes pour une centaine de kilos de panneaux fabriqués. Ces éléments utilisés pour optimiser la conductivité du silicium pourraient peut-être un jour, manquer, mais on en est encore très loin.

D’ailleurs, chaque jour, de nouvelles technologies font que la fabrication de cet équipement se départit peu à peu de ces substances rares.

L’énergie nécessitée pour la fabrication d’un panneau solaire serait bien plus élevée que ce qu’il rapporte

Ceci est inexact ! La fabrication nécessite une énergie conséquente pour la fonte du verre, du silicium pour qu’ils puissent cristalliser. Il en est également ainsi pour l’acier et le béton dont on fait les centrales nucléaires.

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Aujourd’hui, utiliser de l’énergie solaire pour cette fonte est parfaitement faisable. Ce qui constitue en fin de compte un cycle vertueux. D’autant plus que l’empreinte carbone d’un panneau solaire est de seulement 20 à 25 grammes d’équivalent CO2 par kWh.

D’une façon plus concrète, les panneaux photovoltaïques remboursent leur dette énergétique en seulement dix-huit mois. Cela révèle tout l’intérêt de ce dispositif même si l’usager habite dans des zones peu ensoleillées telles que la Norvège. Le remboursement se fait tout simplement approximativement en deux ans et huit mois pour ensuite consommer gratuitement de l’énergie verte.

La durée de vie d’un panneau solaire est de seulement 25 ans

Fréquemment citée, cette longévité de 25 ans ne concerne en réalité que les panneaux solaires fabriqués dans les années 80. Normalement, à l’heure actuelle, ces derniers sont tous déjà en phase de recyclage.

Les nouveaux modèles ont, dans les conditions standard d’utilisation, une durée de vie d’environ 50 ans et même bien plus dans la plupart des cas. Leur productivité pourra légèrement baisser, mais l’investissement sera déjà amorti et tout ce qui est en sus, sera du bonus.

L’installation photovoltaïque est inaccessible pour les particuliers

Tel le coût des téléphones, celui du solaire s’est aussi réduit d’environ 80 % sur les seize dernières années. Il est aujourd’hui accessible à tout le monde. Le kWh d’énergie solaire se négocie d’ailleurs à environ 6,4 centimes en France contre 5,8 centimes en Allemagne.

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À noter également que l’importation de panneaux solaires de Chine se fait par bateau. Leur tonnage conséquent fait que la pollution individuelle affichée est donc très faible.