Réduire la pollution engendrée par les paquebots de croisière à Bordeaux

Les navires présents sur les quais de Bordeaux constituent des sources de pollutions pour l’environnement et la ville en particulier. Heureusement, une mesure a été mise en place afin de limiter les problèmes d’ordre écologiques et de soulager l’inquiétude des écologistes bordelais.

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Une charte a été signée

Les autorités ont signé le lundi 09 décembre 2019 une charte sur l’encadrement des escales de paquebots de croisières dans le port de Bordeaux. À compter de ce jour, les armateurs signataires s’engagent à adopter des pratiques durables au profit de l’environnement. L’objectif est d’encourager autant que possible les compagnies de croisières à limiter leur impact carbone sur l’air. En effet, 43 paquebots maritimes qui transportent 26 100 passagers ont été pointés du doigt depuis de début de l’année en raison de leur pollution. Cette charte a été incitée par les Bordelais qui s’inquiètent de la qualité de l’environnement.

Les engagements à respecter

Le document impose 6 points clés destinés aux armateurs à mettre en place dès que possible. Il s’agit de :

  • La limitation des émissions de gaz polluants dans l’air par l’usage de carburant à faible teneur en soufre dans l’estuaire de la Gironde
  • La réduction des perturbations sonores sur les riverains
  • La suppression des rejets polluants dans l’estuaire
  • L’usage de bus propre pour les excursions des touristes
  • La limitation des émissions par une réduction de la vitesse
  • L’arrivée « en douceur » afin de ne pas gêner la circulation sur le pont Chaban-Delmas

Utiliser un carburant à faible teneur en soufre

Aujourd’hui, le transport maritime est sujet à une mauvaise presse à cause de son impact environnemental significatif. Heureusement, des changements sont prévus le 1er janvier 2020. À cette période, le taux de soufre autorisé dans les carburants sera de 0,5 % (contre 3,5 % à l’heure actuelle). Ce taux sera réduit à 0,1 % dans les quais et les zones de contrôles d’émissions, d’après le directeur du grand port maritime de Bordeaux Jean-Frédéric Laurent. Aussi, à partir de cette date, toutes les compagnies qui envisagent une escale à Bordeaux devront utiliser un carburant présentant 0,1 % de soufre si elles veulent passer dans la zone de pilotage.

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Pour compléter cette initiative, l’adjoint au maire chargé du tourisme Stéphan Delaux poursuit : « Vers la fin du premier trimestre 2021, les paquebots fluviaux utiliseront un système d’alimentation électrique ». Ce programme n’est cependant pas adapté aux paquebots maritimes pour des raisons techniques. Par ailleurs, si les perturbations sonores persistent, les navires seront déplacés vers une distance plus éloignée des habitants, dans un poste à quai.

Une décision sans impact sur l’activité maritime

Le directeur du port ne prévoit qu’une mesure pour les compagnies irrespectueuses de la charte. Un refus de faire escale pour les années à venir, telle sera sanction ultime pour les négligents. Malgré la mise en place du dispositif, le directeur n’est pas inquiet sur l’activité de croisière, car selon ses dires, la pratique s’apparente à « la poule aux œufs d’or » de certains opportunistes. Il observe qu’un croisiériste est prêt à débourser entre 130 à 150 euros pour une croisière maritime à Bordeaux. D’autant plus que les paquebots de croisières font la joie des remorqueurs, des pilotes, des personnes responsables de la répartition…

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Petit rappel concernant l’impact des paquebots de croisière sur l’environnement

Les paquebots émettent en moyenne 0,39 microgramme de SO2 (de soufre). Néanmoins, cette valeur reste très faible comparée à la moyenne autorisée de 350 microgrammes/m3 (et un seuil critique de 500 microgrammes/m3). De plus, la densité de la circulation automobile sur les quais engendre l’émission massive de particules fines d’en moyenne 22,5 microgrammes/m3.