Soutien du président Français à l’énergie nucléaire

Le nucléaire est une source d’énergie qui partage les avis des dirigeants et des chefs d’Etats de l’Union européenne. Durant le sommet du mercredi 11 décembre 2019, chaque pays membre de l’UE a manifesté son avis concernant l’usage de cette ressource dans la transition énergétique.

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Emmanuel Macron est pour l’énergie nucléaire dans la transition écologique

Au cours du sommet européen le jeudi 12 décembre 2019, le président Français Emmanuel Macron a déclaré son approbation pour l’usage de l’énergie nucléaire.

Le nucléaire, une partie du bouquet énergétique

Selon le président Français, le nucléaire peut être intégré dans le bouquet énergétique que les pays de l’UE utiliseront au cours de la transition énergétique vers la neutralité carbone. Cette déclaration a engendré des crispations autour de la table du sommet européen. Ces propos sont d’ailleurs soutenus par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Cependant, les autres membres du sommet restent perplexes à l’idée d’intégrer cette ressource énergétique. Les discussions sont toujours en cours pour trancher les problèmes de neutralité carbone d’ici 2050.

Le nucléaire, une énergie qui divise

Ce sommet constitue la seconde partie d’un colloque qui n’a pas abouti en juin dernier. La réunion avait été reportée en raison du refus de 3 pays de l’UE (la Hongrie, la Pologne et la République tchèque) de prendre une décision sur l’avenir de l’énergie. Soulignons que ces 3 nations dépendent fortement des énergies fossiles, en l’occurrence du charbon. Au cours de la reprise des débats en décembre, les membres envisagent d’établir une liste des énergies et des technologies propres à utiliser.

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La République tchèque, représentée par son premier ministre Andrej Babis s’est prononcée en faveur de l’usage du nucléaire. Il en est de même pour Prague et Budapest qui soutiennent que le nucléaire n’émet aucun CO2. Cependant, l’Autriche manifeste son désaccord total sur l’usage d’atome dans le projet. L’Allemagne montre également des signes de réticence. La Pologne semble inquiète sur le mode de financement de la transition, car les coûts sociaux pour le pays restent élevés.

Bruxelles contre l’usage du nucléaire

Les tensions ont été palpables à la table du sommet européen le jeudi 12 décembre 2019. Les chefs d’Etat ainsi que de gouvernement du continent peinent à trouver un accord sur le soutien au Pacte vert adopté par la Commission européenne le mercredi 11  décembre 2019. Xavier Bettel, le chef du gouvernement luxembourgeois est totalement contre cette idée. Le premier ministre est offensé par l’idée de verser des aides à la transition écologiques pour la construction de centrales nucléaires. Il martèle que le nucléaire ne constitue en aucune façon une énergie écodurable, au regard des innombrables déchets, incidents et problèmes écologiques engendrés par les centrales. Le premier ministre dénonce la politique de l’autruche de la part des autres dirigeants, car il soutient que l’utilisation de cette énergie peut être fatale.

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La place du nucléaire dans la production énergétique française

L’argument du président français n’a rien d’étonnant, car le nucléaire occupe une place prépondérante dans la production d’énergie en France. En effet, première source de production et de consommation d’électricité, l’énergie nucléaire est issue de 58 réacteurs de différents niveaux de puissance. Cet ensemble constitue un parc réparti à travers le pays: selon EDF, en 2018, 4 réacteurs fournissent une puissance de 1 450 MW, 20 autres génèrent 1 300 MW et 34 produisent 900 MW. La production des 900 MW assure la consommation énergétique de 400 000 foyers. Parmi les 60 % de production d’énergie française prise en charge par le nucléaire :

  • 22,1 % des centrales sont concentrés en Auvergne-Rhône-Alpes
  • 21,3 % sont situés dans le Grand Est
  • 20,7 % sont implantés dans le Centre Val-de-Loire