Tri des déchets : progression trop lente en Île-de-France

Après que de nouvelles consignes sur le tri des déchets aient été données, la quantité d’emballages triés en Île-de-France s’est accrue depuis 2017. Cependant, cela n’est pas encore suffisant par rapport aux autres régions françaises. En réalité, seulement moins d’un tiers du papier et des emballages recyclables sont envoyés dans les bacs de tri. Certaines mesures ont donc été prises afin d’inciter la population au tri de leurs déchets.

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Quelques chiffres sur le tri des déchets chez les Franciliens

Lors de leur arrivée en Île-de-France, les bacs de couleur n’avaient pas été très bien accueillis. Mais à ce jour, il semble que la population s’y soit peu à peu habituée. En 2018, une moyenne de 45 kg d’emballages de verres et de papiers triés par habitant a été relevée.

Ce chiffre est en légère hausse, soit 30 % de plus par rapport à celui de 2017. Ces données ont été fournies par Citeo, l’entreprise en charge de l’organisation du recyclage des ordures ménagères.

Un nouveau dispositif pour faciliter le tri

Pour favoriser le rejet de déchets et en finir avec le problème des emballages que l’on peut jeter ou non dans tel ou tel bac, un nouveau dispositif a été établi. Celui-ci permet aux Franciliens de poser la totalité de leurs emballages au sein d’un seul et unique bac. Et ce, qu’il s’agisse de bouteilles, de films plastiques, de papiers, de pots de yaourt ou de barquettes pour les aliments.

D’après Citeo, près de la moitié de la région Île-de-France profite déjà de l’extension des consignes de tri des plastiques ou ECT. Le but est de parvenir à en faire bénéficier l’ensemble du territoire d’ici quelques années. Car dans tous les lieux où les consignes sont appliquées, la collecte de déchets recyclables augmente d’environ 4 kilos par personne et par an.

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Un retard réel des Franciliens

Bien que tous les plastiques rejetés ne puissent être recyclés partout, l’extension des consignes de tri des plastiques permet de ne pas commettre d’erreurs. Elle permet en outre de recueillir davantage d’emballages à recycler. Lorsque leur traitement est réalisé convenablement, les papiers ainsi que les emballages sont recyclés à hauteur de 75 %. Les 25 % restants sont enterrés ou incinérés.

En dépit de tout cela, il se révèle qu’en Île-de-France, près de 60 % des déchets recyclables ne sont pas triés par la population. Si en moyenne dans l’ensemble du pays 70,4 kg de déchets sont triés tous les ans, les Franciliens en sont seulement à 45 kg.

La principale cause de ce retard serait qu’en région rurale, le tri s’effectue mieux qu’en zone urbaine. Cette remarque a été prouvée dans l’Île-de-France même. Dans la capitale, la différence est de 30 kg, comparé au reste de la France. Il est de 10 kg dans les départements campagnards, à l’instar de la Seine-et-Marne ou de l’Essonne.

Un millier de conteneurs connectés dans la capitale à l’horizon 2022

D’après un compte-rendu dévoilé en 2017, la Cour des comptes a constaté qu’un immeuble parisien sur dix ne possède pas de bacs de collecte du papier et des emballages. De plus, dans les logements collectifs, les occupants sont réticents quant à l’installation d’un second bac pour le recyclage, sous prétexte que cela risque d’être encombrant et de nuire à leur confort.

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Ayant conscience de tous ces problèmes, la mairie de la capitale va procéder à la mise en place de 1 000 conteneurs connectés pour la collecte des déchets recyclables, d’ici 2 ans. Ce, dans chaque rue de Paris. Dans le reste de la localité, des campagnes pédagogiques seront conduites afin d’aider les habitants à se familiariser avec le tri des déchets au quotidien.