Un référendum sur les propositions de la Convention sur le climat pour rallier les citoyens français aux préoccupations environnementales

Emmanuel Macron souhaite que les propositions de la Convention sur le climat soient soumises à un référendum. Cela permettrait selon le chef de l’État français de sensibiliser les citoyens aux préoccupations environnementales. Cette déclaration a été faite au siège du Conseil économique, social et environnemental ou CESE au cours des travaux de la Convention portant sur la réduction des gaz à effet de serre de 40 % à plus d’ici à 2030 par rapport à 1990.

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Une prise de position du président pas à la hauteur des réalités vécues

C’est sur Twitter que Greenpeace a annoncé ses regrets par rapport à la prise de position d’Emmanuel Macron. Ce dernier a certes, tenu à faire participer les citoyens, mais ce ne sont en fait que quelques fausses promesses. En effet, si le président Emmanuel Macron a annoncé vouloir tout faire pour lutter contre le réchauffement climatique, le gouvernement n’a en définitive, réalisé que quelques « petits pas » en faveur du climat.

Pour sa part, Yannick Jadot, le président d’Europe Ecologie-Les Verts a déclaré qu’il aurait souhaité que le président fasse preuve de plus d’écoute vis-à-vis des propositions de la CCC. Il aurait également voulu que lesdites propositions fassent l’objet de plus de suivi.

Un autre intervenant a affirmé que les mesures étatiques adoptées sont trop longues à mettre en œuvre. Ce qui en annule quasiment l’effet par rapport aux risques engendrés. Il en est ainsi de la suppression des bouteilles en plastique qui malgré son approbation, ne prend réellement effet qu’en 2040. Il se demande ainsi si les propositions de la CCC, ne risquent pas de connaître le même sort.

La crise des « gilets jaunes » et le refus de l’augmentation de la taxe carbone ont généré une discussion sur le plan national. C’est dans ce contexte que le lancement de la Convention citoyenne a été initié par Emmanuel Macron.

Le président français a rappelé le risque qu’il a couru de par ce lancement en plein conflit, car selon lui, les obligations étaient de trouver une réponse aux Français qui avaient des soucis de fin de mois. Selon lui, ces derniers subissaient les décisions souvent arrêtées en leur nom sans que tous les aspects réels du problème aient préalablement été pris en considération.

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Il a également pris sur lui la responsabilité de l’erreur sur la taxe carbone, malgré le fait que cette décision ait été votée bien avant qu’il ne soit élu en 2017. Emmanuel Macron a clairement indiqué que cette taxation ne doit pas être appliquée telle quelle sans aucune mesure d’accompagnement notamment pour les ménages aux revenus financiers assez modestes.

Des nouvelles décisions percutantes…

Trois réunions successives ont déjà été tenues par les membres de la CCC depuis octobre 2019. Elles portaient toutes sur l’audition d’experts de chaque domaine sur les déplacements, les logements, la nourriture, la production, le travail et la consommation. D’autres membres ont travaillé sur des problèmes transversaux tels que le financement, la perspective d’une révision de la Constitution en faveur de la préservation de l’environnement.

La dernière réunion en date était dédiée à l’étude des premières propositions attendues être finalisées pour le début du mois d’avril 2020.

Emmanuel Macron a d’ailleurs martelé, durant son discours de présentation de vœux aux Français le 31 décembre dernier, qu’il compte affirmer la position du gouvernement vis-à-vis du réchauffement climatique. Il compte également annoncer de nouvelles et fortes prises de position pour la protection de la biodiversité.

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Selon le président français, tout le monde devrait agir pour atteindre ces objectifs, à tous les niveaux, local comme national, Européen et international. Il est à noter qu’Emmanuel Macron sera l’hôte du Congrès mondial de l’Union Internationale pour la conservation de la nature ou UICN en juin 2020.