Vers une ville avec « zéro véhicule »

Vivre dans une ville où les voitures ne domineraient pas la multimodalité : tel est le défi que les candidats des prochaines municipales devront relever, étant donné la portée de la pollution de l’air et de l’urgence climatique.

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Les actions entreprises sont de plus en plus nombreuses, ainsi que les engagements afin d’interdire les autos les plus polluantes au sein des centres-ville. Vers une ville avec « zéro véhicule » : voici un enjeu écologique entrant dans le cadre des élections municipales de cette année.

Afin de réduire la pollution causée par les voitures, plusieurs opérations ont donc été menées, notamment à Paris et à Strasbourg. Les autres villes feraient probablement bien de suivre leur exemple.

Des cordons sanitaires proches des établissements scolaires localisés en zone polluée

Le 21 janvier 2020, alors que les élections municipales approchent petit à petit, des cordons sanitaires ont été disposés autour de certains établissements scolaires se trouvant en zone polluée. Cela s’est produit dans plus de 10 villes de l’Hexagone afin de bloquer le passage aux automobiles. Le Réseau Action Climat et Alternatiba ANV-COP21 sont à l’origine de cette mobilisation, pour conscientiser les candidats aux municipales sur le problème de la pollution de l’air et des transports.

Dans la capitale, les élèves de l’école à Saint-Merri, la plus polluée de l’Hexagone en matière de qualité d’air extérieur, ainsi que leurs parents ont barré la rue très fréquentée du Renard, située à proximité de l’Hôtel de Ville. De même, des mobilisations se sont déroulées à Mulhouse, Lyon, Marseille et Besançon, près de l’école Michel Servet, implantée non loin du tunnel de la Croix-Rousse, et sur laquelle les limites légales de NOx ou dioxyde de soufre sont souvent dépassées.

À ce jour, les transports constituent la première cause d’émission de gaz à effet de serre dans le pays. Parmi les dépenses des foyers, ils sont classés au second rang. Face à cela, les candidats pourraient et devraient s’engager concrètement à diminuer le nombre des voitures les plus polluantes et déployer des mobilités alternatives, comme le précise Zoé Layocat, membre du Réseau Action Climat.

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Le Pacte pour la Transition, proposé par plus de 60 ONGs, présente quatre principales mesures : le déploiement de pistes cyclables, la fin du diesel, la mise en place de rues piétonnes proches des écoles, l’instauration de zone à faible émission.

Mise en œuvre de « vélorues », de « vélo-bus »…

À l’heure actuelle, selon les statistiques dévoilées par certaines ONG au mois de décembre, les principales agglomérations de la France semblent être en retard par rapport à la transition énergétique.

Paris se distingue par sa zone à basses émissions et sa suppression définitive du diesel en 2024. De son côté, Strasbourg entame un politique de transports en commun et de vélo. Qu’en est-il de Nice, Montpellier et Marseille ? Ces villes se trouvent dans une situation déficitaire, en matière de progrès en faveur de la transition.

À Lille, la réalisation d’une vélorue sur 750 mètres au sein du quartier de Fives a contraint les conducteurs à ne pas doubler les cyclistes. De plus, l’espace public est mieux partagé. Ce concept sera expérimenté durant un an. Mais depuis 2016, la partie dédiée aux cyclistes s’est accrue de 50 %.

Dans la commune de Saint-Étienne, une des seules localités de l’Hexagone à avoir choisi de conserver son tramway, 50 % du réseau sera ravitaillé en énergie solaire dès 2020. En Saône-et-Loire, et plus exactement à Mâcon, un vélo-bus pour ramener les élèves à l’école en vélo a vu le jour.

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Grâce à toutes ces initiatives, la France pourrait, un jour peut-être, héberger des villes où la voiture polluante ne circulerait plus dans les rues.