Yves de Gaulle défend la France contre les accusations de Greta Thunberg

La guerre entre les différentes personnalités politiques et écologiques fait rage. Les propos accusateurs de Greta Thunberg envers la France et l’Allemagne ont alimenté la colère d’Yves de Gaulle. Voici ce qu’il faut retenir de ses propos.

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Greta Thunberg s’acharne sur l’Allemagne et la France

En juillet dernier, la jeune activiste élue personnalité de l’année par le Times Magasine Greta Thunberg a pointé du doigt les grandes puissances pour leur immaturité. En effet, la militante pour l’environnement a accusé l’Allemagne et la France de n’apporter que de belles paroles sans actions. Elle a incité les membres de l’Assemblée nationale à « écouter la science ».

Puis, l’adolescente a continué en septembre dernier à l’ONU en employant le terme « trahison » à l’encontre des pays européens. Elle attaque directement à la France devant le Comité des droits de l’enfant des Nation-Unies. La nouvelle icône écologique prétend que le gouvernement français fait preuve d’inaction face aux menaces du réchauffement climatique.

En ce qui concerne l’Allemagne, la jeune activiste a néanmoins félicité que les trains allemands soient noirs de monde. En effet, elle pense que ce constat est la preuve d’un usage plus élevé des transports ferroviaires.

Yves de Gaulle lance la contre-attaque

Face à ces accusations, le petit-fils du Général de Gaulle, Yves de Gaulle a réagi. Il martèle que : « Même si le ridicule et l’excès sont la norme en politique », il faut prendre en compte la réalité qui est tout autre. Le commissaire révèle qu’en 2018, la part d’émission de gaz carbonique émis par les pays de l’OCDE n’occupe que 35 % de l’émission mondial. Il continue en rappelant que depuis presque 30 ans (soit entre 1990 et 2018), les émissions de gaz à effet de serre du continent européen se sont amenuisées de 23 %. À l’inverse, sa croissance a été de 61 %.

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Ces chiffres constituent la preuve que la pollution a baissé et que les mesures entreprises sont parfaitement compatibles avec la croissance économique. D’après le haut fonctionnaire, l’Europe reste l’unique économie mondiale à se soucier des problématiques environnementales et à organiser des formes de législations pour réduire autant que possible les émissions de CO2.

Yves de Gaulle jette la pierre sur les États-Unis

Le commissaire rejette la faute sur les États-Unis qui, selon ses dires, demeurent le principal pollueur mondial. Il pense que la France n’engendre que 1 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors que les States produisent 15 %. Malgré ce constat, il faut souligner que la Chine a sa part de responsabilité dans le dérèglement climatique, car le pays génère 28 % des émissions de CO2. Soulignons qu’un rapport de la Global Alliance on Health and Pollution (GAHP) en 2019 indique que la Chine se trouve en seconde place dans le classement des pays les plus pollueurs du monde après l’Inde. Les États-Unis se situent à la 7e place.

Pour défendre la France, le haut fonctionnaire avance l’usage de l’énergie électrique, notamment l’énergie nucléaire. Les centrales produisent 28 fois moins de polluants que la Chine. De plus, Yves de Gaulle souligne que l’énergie française a été « décarbonée ».

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Le président français agacé par les accusations

Devant la tribune de l’ONU, le président français Emmanuel Macron a manifesté sa colère face à ces reproches. Selon ses dires, les accusations contre les pays européens n’est pas la « voie » la plus adaptée pour inciter des gouvernements à l’action. De plus, le chef de l’État invite l’adolescente à se focaliser sur les principales sources de blocage des objectifs de 2050. Par la même occasion, il a rappelé que la France a définitivement fermé les portes de ses dernières centrales de charbon.